Je ne sais pas y faire.

Hum, une fois n’est pas coutume, je ne suis pas calé sur le sujet, mais il s’agit d’une histoire récente. Qui m’a fait plus que tergiverser.

Je n’ai jamais été très « sentiments », « attachement » et tout ce champ lexical. La question d’une relation ne m’a jamais traversé l’esprit ces dernières années puisque cela ne m’intéressait pas. Bien sûr, il me reste -ouf- l’empathie que j’ai pour mes patients, mais il s’agit là d’une partie de moi complètement cloisonnée de ma vie privée. Même si elle peut avoir des répercussions. Bref, c’est une autre histoire.

Bien sûr, j’ai ce qu’on appelle des « coups d’un soir ». C’est très conceptuel, surtout dans mon milieu. Et chacun l’envisage comme il veut. Tu arrives, tu fais ce que tu as à faire, et tu repars ; pour les plus minimalistes. Tu peux dîner, y passer la nuit, câlins et café au petit-déj pour les plans-cul améliorés.

L’engagement et le temps passé, que dis-je ! perdu, dans une relation, les hauts et surtout les bas, les concessions et les sacrifices, cela m’a toujours effrayé. Bien sûr, on n’en voit que les mauvais côtés. Bien sûr, l’amour (permettez-moi de mentionner ce que je connais peu), va au-delà, d’après les racontars. D’ailleurs, pourquoi passe-t-on notre temps à le chercher si c’est aussi mauvais que je ne le prétends ?

Il m’est arrivé, cet été, qu’un « coup d’un soir » s’attache plus qu’il ne le faudrait.

C’est très touchant, évidemment. Mais c’est surtout nouveau, et donc étrange. « Je ne sais pas trop comment me comporter, alors je ne me comporte pas ». Comment se comporter vis-à-vis de ses amies ? De ses parents ? Et surtout, comment me comporter avec mes amis à moi, qui me voient comme une « ordure », un « consommateur de sexe » ? C’est que j’ai une réputation à garder, moi ! Tout ça ne donne pas envie, hein.

Et pourtant, cette dépendance qui commence à se créer, cette mine déconfite à mon départ, ces « doudou » et « chat » m’ont fait me poser quelques questions. Et si moi aussi j’étais attaché ? Je n’ai pas été très entreprenant, et ai commencé à laisser couler. Coups de téléphone, sms. Agréables surprises. Tiens, quelqu’un pense à moi à l’autre bout de la France. A 3h48 du matin.

Suite à une mauvaise manipulation texto (rah, ces gros doigts), le pot-aux-roses a été découvert. « Effectivement, je suis UN PEU moins ‘in love’ que toi ». C’était peut-être pas plus mal. L’année prochaine (je touche du bois), la D4. Ce n’était peut-être pas le moment de m’aventurer dans ce que je vois -malheureusement- comme une activité extra-universitaire.

On a cassé. Ou plutôt, j’ai cassé. Un sms sec, court, pas envie d’étaler ma pensée floue et sinueuse (l’honneur du mec, tout ça). Avec un objectif en tête : plus jamais ça, du moins en péri-ECN.

Allez, sur un autre ton, la musique du moment. Ne déprimez pas trop, ne lâchez rien ! Love.

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2 commentaires sur “Je ne sais pas y faire.

  1. Flo dit :

    Tu comprendras un jour que tes meilleures années, tu les as vouées à quelque chose de charitable. c’est indéniable. Mais tu ne pourras plus jamais faire machine arrière et tu ne pourras que te souvenir.

  2. MeSH_r dit :

    Oui, j’aurais pu (dû) comprendre…

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