02h32.

Les internes sont enfin assis, ils parlent tout bas, pendant que le chef tapote la dernière observation.

Dans l’aquarium, les lumières ne sont pas toutes allumées. Le couloir est plutôt sombre. Seule une petite mamie déambule pour regagner sa chambre dans une chemise en coton usée par les lavages.

Les infirmières rangent leur derniers dossiers dans des grandes enveloppes. Sans un bruit. Sans parler.

A travers la longue verrière du haut plafond, on peut même voir quelques étoiles.

Le brancardier ramène, silencieusement, le patient qui a mal au coude. Il n’y a presque plus de paroles, de bruits.

On voudrait chuchoter. On se déplace discrètement. J’attends avec mes 2 co-externes, chacun un carnet à la main. On regarde l’horloge et le chef alternativement.

Ca y est, on va pouvoir aller se coucher. Notre garde est terminée.

(je parle pas de ma garde en gynéco pour laquelle je viens de quitter 3h plus tôt).

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