Je n’en peux plus.

Je ne sais pas comment je faisais en P1 (ancienne PACES) pour bosser mes 10 heures par jour. J’arrive à peine à 8-9 heures par jour en étant exténué, et en dormant autant d’heures.

Je n’arrive plus à bosser comme avant : c’est un fait. Mais il faut dire que je ne suis pas aidé.

Par exemple, du petit appartement situé à 2 mètres de la fac, excentré, en colocation avec une autre P1, sans internet, sans télévision, sans même vrai lit, simplement une radio ou un narguilé pour la détente… Je suis passé à un appartement en plein centre-ville, balcon et vue imprenable, 3e étage, seul, un PC, un iphone, une télévision, et des tas de copains qui ne sont pas en révisions, eux, et qui habitent à côté.

J’ai commencé la gériatrie il y a maintenant 1 mois, et les notes aux dossiers ne s’améliorent pas (entre 45 et 55/100). Mes notes en gynéco sont un peu meilleures en fonction des dossiers. Mais alors le module 1. Le module 1. Un module contenant, pêle-mêle, la responsabilité médicale, l’examen d’un cadavre, le dossier médical, le secret médical, les certificats…

On nous demande, dans les annales, de commenter des cas de jurisprudence. Je sais à peine ce qu’est une jurisprudence, alors la commenter, allons bon ! Si on nous expliquait seulement comment faire ! Mais non. Devine.

Le pire, c’est l’impression de passer à côté de mon stage : je n’y vais plus, pour réviser. Pourtant, la gynéco, ça m’intéresse, c’est ça que je voudrais faire quand je serai grand. On est libres, de ne pas venir, de suivre qui on veut, et même de prendre des gardes. J’ai des internes sympas prêtes à t’expliquer si tu poses des questions, les chefs que j’ai vu sont gentils et accessibles, mes co-externes sont très compliants…

Et non, je reste chez moi pour faire de la gynéco en dossiers cliniques, et me taper un 49/100 à la grossesse môlaire. C’est triste.

Dès que je passe plus d’un quart d’heure hors de mon bureau, je culpabilise. Je culpabilise d’écrire cet article, je culpabilise de sortir boire une bière avec des potes (alors je n’y vais pas), je culpabilise de cuisiner, d’aller faire mes courses. Temps perdu = jamais rattrapé.

Le plus dur n’est pas passé. Je passe mes exams lundi, mardi et mercredi. Je n’aurais pas vraiment pas envie d’aller en stage à tous les coups, surtout que la BU rouvre. Aller en stage ? Combler les lacunes à la BU ? Les deux ?

J’en ai marre. Et je ne suis pas encore en D4.

« Ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort. » Nietzche.

Je savais qu’un jour j’allais être confronté à cette situation. Quelqu’un m’a dit hier, sans préambule ou autre forme d’explications, que j’étais « bête à bouffer du foin ». Quelqu’un est arrivé à m’expliquer -laborieusement mais certainement- à la conclusion suivante, finalement résumée en un mot : je suis anti-social. Je n’aime personne, quoi.

J’espérais (et j’espère toujours) que les lecteurs de mon blog comprennent un minimum le second degré. Sincèrement, j’espère que vous savez déceler les articles premier degré et second degré. J’ai malgré tout ajouté cette notion au début de mon blog. Un lecteur averti en vaut deux, pas vrai ?

Je considère ce blog comme un exutoire. Une pensine, pour les connaisseurs :) J’écris ce qu’il me passe par la tête, ce qui me pèse ; j’ai toujours préféré l’écrit puisque les sentiments sont mieux ressentis par le lecteur, si tant est que l’auteur parvienne à les faire passer…

Oui, j’use, j’abuse, je més-use du second degré. Ca n’a pas toujours été le cas.

Je n’oserais certainement pas me placer en représentant du monde hospitalier, je vais simplement raconter comment j’ai vécu la transition « fac-soirée-lol-D1 » à « hôpital-stage-ECN-D2 ». D2 et plus.

L’externe, ce mot qui sonne presque comme une insulte (« LES EXTEEEEEERNES VOUS AVEZ PAS RANGE L’ECGGGG »), est donc balancé dans un service. On arrive vraiment nu, moralement et intellectuellement. Si on est chanceux, on va tomber sur un service bisounours-coeur. Les internes et les chefs vont s’occuper de nous, nous dire ce qu’il faut faire. Nous apprendre à faire une entrée, un gaz du sang. Peut être même nous épauler quand ce sera dur. Quand on n’a pas de chance, on tombe par exemple en réa néphro pour ses premières gardes.

C’était le 19 octobre, vers 18h30, je sortais du service d’hospitalisation traditionnelle de néphro -oui, j’étais un ouf, j’ai pris néphro en premier stage- pour aller prendre ma première garde en réa néphro. J’étais confiant, j’y étais déjà passé la semaine dernière en stage. Savoir comment le service est organisé, qui sont les infirmières et les aides-soignantes (une équipe super au passage, je me souviens même de Rachel, c’est dire), quelles sont les habitudes pour les entrées, qui est l’interne : ça présageait une première garde vraiment agréable et facile.

A première vue, personne en entrant dans le service de réa. En fait, si : tout le monde s’agitait dans un box. J’y vais sans traîner, y a-t-il besoin d’aide ? Dans le lit, Mlle F, 22 ans, hospitalisée ici pour pyélonéphrite sur son greffon. Je ne me souviens pas du tout de la néphropathie sous-jacente, un truc genre maladie de Berger, mais je ne suis vraiment pas sûr. A priori pas quelque chose d’extrêmement grave, à la base.

Bref, ce n’était pas du tout pour ses reins que l’équipe soignante s’afférait, mais pour son coeur. Il s’était emballé (pour les amateurs, elle était passée en fibrillation ventriculaire). Mlle F. avait fait un arrêt dans le service, sans aucune étiologie évidente. Je ne connaissais pas du tout le traitement à l’époque, la seule chose dont je me souviens, c’est qu’ils ont réussi à réduire sa fibrillation après un choc électrique externe (« son coeur est reparti »). Le chef appelle sa famille, ils arrivent dans 3/4 d’heure.

« Tiens si tu sais pas quoi faire, tu n’as qu’à aller voir Mme B. ». Mme B., 86 ans, cancer broncho-pulmonaire métastatique. Je prends mon temps pour l’examiner, mais l’interrogatoire est difficile. Et puis un examen néphro, c’est quand même très succinct. Alors je fais un examen complet.

Ca s’affère à côté.

Mlle F. re-fibrille. Après 45 minutes de massage cardiaque, de choc électrique externe, de médocs de réa (adré, tout ça…), mlle F. est en dissociation électro-mécanique… Plus grand chose à faire. Mlle F est décédée.

La famille arrive. Ils ne sont pas au courant du 2e épisode. Personne ne les a mis au courant, puisqu’elle est morte presque en même temps qu’ils sortaient de leur voiture sur le parking, à peu de choses près.

Je sors de mon box pour aller écrire mon observation sur Mme B. à ce moment-là.

Je ne me suis rendu compte qu’après de ce qu’il se passait. Ecrire son observation en entendant des cris déchirants et des pleurs dans le couloir. Elle venait juste pour une pyélo, il ne comprennent pas. Quand on les a appelé, elle allait mieux. Alors ils s’étaient dépêchés. Ils ne pourront plus jamais lui parler. Profiter d’elle. Ils n’ont pas pu lui faire leurs adieux, ça n’était pas prévu.

Le chef les fait rentrer dans la chambre. Puis il vient me dire que je peux partir.

Il est 23h30, je prends un bus de nuit, tout seul. Je ressasse et je ressasse. Tout le monde est en train de dormir, demain il y a stage à 8h. Personne ne répond au téléphone. Je n’ai pas tellement envie de tout raconter, à chaud, par écrit, à ceux qui sont sur facebook. Cette fille, cette patiente, je ne la connaissais pas. Elle était rentrée le jour même, jamais eu le temps de lui parler puisqu’ils la massaient quand j’ai pris ma garde. Pourtant c’est ma première garde. C’est mon premier décès.

Le lendemain, j’apprends que Mme B. (cancer broncho-pulmonaire) était morte durant la nuit.

La distance mise avec les patients permet de tenir. Si j’étais dans un tel état à chaque fois qu’un de mes patients mourrait, je serais en dépression 2 semaines après être entré en gériatrie. On doit se blinder.

Cette histoire, bouleversante -j’ai essayé de vous décrire l’évènement avec la vague d’émotion qui m’a submergée- est, certes, une expérience qui marquera ma vie, un peu mélo-dramatique j’en conviens.

Malheureusement, on n’apprend pas à se forger une carapace seulement parce que nos patients meurent ou sont malheureux. C’est le même scénario dans le bureau des internes.

Être traité comme une sous-merde « QUOI tu connais pas les germes qui donnent des myélites ?? » ou rien que voir le chef de service retourner et secouer un dossier médical parce que les compte-rendus ne sont pas perforés et rangés, pour que tu sentes bien l’humiliation quand tu dois les ramasser à ses pieds. C’est une autre forme d’armure qu’on se fabrique.

Je ne dénigre pas cette forme d’éducation, si dure soit-elle, je n’irai pas jusqu’à remercier ce chef de service, mais il a eu le mérite de renforcer ma confiance en moi.

Il est très difficile de parler de moi comme ça. Surtout deux jours de suite. Mais si ça a pu éclairer les plus sceptiques d’entre vous, alors j’espère que vous ferez une bonne lecture, avec un point de vue différent. Sinon, allez vous faire f…

Et puis tiens j’ai envie de rajouter un peu de musique comme d’hab ! J’ai reçu ma platine vinyle ce matin, alors j’écoute en boucle Vitalic en boucle. Et puis ça fera plaisir à @Graounch. Des bisous, ne lâchez rien.

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Je ne sais pas y faire.

Hum, une fois n’est pas coutume, je ne suis pas calé sur le sujet, mais il s’agit d’une histoire récente. Qui m’a fait plus que tergiverser.

Je n’ai jamais été très « sentiments », « attachement » et tout ce champ lexical. La question d’une relation ne m’a jamais traversé l’esprit ces dernières années puisque cela ne m’intéressait pas. Bien sûr, il me reste -ouf- l’empathie que j’ai pour mes patients, mais il s’agit là d’une partie de moi complètement cloisonnée de ma vie privée. Même si elle peut avoir des répercussions. Bref, c’est une autre histoire.

Bien sûr, j’ai ce qu’on appelle des « coups d’un soir ». C’est très conceptuel, surtout dans mon milieu. Et chacun l’envisage comme il veut. Tu arrives, tu fais ce que tu as à faire, et tu repars ; pour les plus minimalistes. Tu peux dîner, y passer la nuit, câlins et café au petit-déj pour les plans-cul améliorés.

L’engagement et le temps passé, que dis-je ! perdu, dans une relation, les hauts et surtout les bas, les concessions et les sacrifices, cela m’a toujours effrayé. Bien sûr, on n’en voit que les mauvais côtés. Bien sûr, l’amour (permettez-moi de mentionner ce que je connais peu), va au-delà, d’après les racontars. D’ailleurs, pourquoi passe-t-on notre temps à le chercher si c’est aussi mauvais que je ne le prétends ?

Il m’est arrivé, cet été, qu’un « coup d’un soir » s’attache plus qu’il ne le faudrait.

C’est très touchant, évidemment. Mais c’est surtout nouveau, et donc étrange. « Je ne sais pas trop comment me comporter, alors je ne me comporte pas ». Comment se comporter vis-à-vis de ses amies ? De ses parents ? Et surtout, comment me comporter avec mes amis à moi, qui me voient comme une « ordure », un « consommateur de sexe » ? C’est que j’ai une réputation à garder, moi ! Tout ça ne donne pas envie, hein.

Et pourtant, cette dépendance qui commence à se créer, cette mine déconfite à mon départ, ces « doudou » et « chat » m’ont fait me poser quelques questions. Et si moi aussi j’étais attaché ? Je n’ai pas été très entreprenant, et ai commencé à laisser couler. Coups de téléphone, sms. Agréables surprises. Tiens, quelqu’un pense à moi à l’autre bout de la France. A 3h48 du matin.

Suite à une mauvaise manipulation texto (rah, ces gros doigts), le pot-aux-roses a été découvert. « Effectivement, je suis UN PEU moins ‘in love’ que toi ». C’était peut-être pas plus mal. L’année prochaine (je touche du bois), la D4. Ce n’était peut-être pas le moment de m’aventurer dans ce que je vois -malheureusement- comme une activité extra-universitaire.

On a cassé. Ou plutôt, j’ai cassé. Un sms sec, court, pas envie d’étaler ma pensée floue et sinueuse (l’honneur du mec, tout ça). Avec un objectif en tête : plus jamais ça, du moins en péri-ECN.

Allez, sur un autre ton, la musique du moment. Ne déprimez pas trop, ne lâchez rien ! Love.

Au fait.

Petite note pour dire que j’ai viré mon tumblr. Je mettrai les photos intéressantes OU PAS sur mon blog.

Ce sera moins chronophage, comme on dit.

Je vous promets d’arrêter les drunk tweets, de ne garder que les lol-tweets et quelques life-tweets.

Mille bisous, je vous aime tous.

Je n’aime pas l’IAO de garde.

J’étais de garde cette nuit aux urgences (garde très tranquille, j’ai bien dormi merci).

Nous chez nous, on a ce qu’on appelle une IAO (infirmière d’accueil et d’orientation), un petit personnage fort utile, qui sert à accueillir le patient, lui prend ses constantes, l’interroge rapidement sur ses antécédents et son traitement (ce qui donne, dans les antécédents : « choléstérole, appendicite » et « ttt pour l’hippo-phise », avec comme motif d’admission « douleur thoracique » alors que c’est anémie à 8g. Bref. Du bon boulot).

Hier soir donc, la découverte d’anémie est envoyée par le médecin traitant. Et elle a mal dans la poitrine. L’IAO vient me voir et me dit « douleur thoracique faudra lui faire un ECG ». Très bien. Comme je suis un ignorant petit externe inutile, la clinique ou le motif d’admission ou même la dernière bio de la patiente ne m’intéresse certainement pas. Je suis là pour faire les ECG et les gaz du sang. Et BRANCARDER. Et je suis tellement naze que j’aurais jamais pensé à faire un ECG à une douleur tho. MERCI IAO.

Je vais voir Mme M donc, 69a, un antécédent particulier qui ne m’aide pas, et retrouve la dernière bio dans ces affaires, qui date d’il y a une semaine. Elle est suivie en néphro visiblement puisqu’elle a des rdv, et puis sa clairance est à 13… Une anémie, qui plus est normochrome et normocytaire paraît normale dans ce contexte d’IRCT mais bon. La dernière hb à 8,5 il y a un mois.

Je recherche différents points d’appel infectieux, des signes d’hémorragie extériorisée, rien, à part des crépitants en base gauche et de légers OMI. Elle souffle à tous les foyers, c’est fort et systolique, probablement une IM fonctionnelle sur son anémie. Bon bah c’est tout, je prescris un bilan de base et un bilan infectieux, l’ECG, et une voie d’abord (je ne peux faire que ça en tant qu’externe, je dois attendre l’interne ou le chef pour le bilan martial ou le groupage par exemple. Et pour les traitements).

En allumant l’ordinateur pour écrire l’observation, je découvre les constantes prises par l’IAO : saturation à 90%, tension artérielle à 20/12 entre autres. Donc on laisse traîner la patiente à 90 de sat sans rien dire à personne.

Je cours pour lui reprendre sa sat, elle était pas dyspnéique, pas cyanosée, juste les crépitants à l’auscultation. Sat à 80%. Je la scope, cours chercher un masque et un manomètre, dois la mettre sous 5L d’O2 pour qu’elle ne « normalise » qu’à 93-94%. Je revérifie la PA, 19/8, refais rapidement le point sur l’HTA, pas de signe de complications (ouf !). Et fais les gaz du sang, et l’ECG (bah oui quand même !).

Sur la main courante, aucun médecin n’a encore inscrit ses initiales. L’interne ne veut pas la voir elle s’en va dans une demi-heure (ma garde commence à 13h, celle des internes à 18h). La PH me répond : « OK t’as bien fait ». Point. Pas grave, je surveille le scope, et dès que les internes de garde arrivent, je leur saute dessus. Finalement on a pu gérer l’histoire avec l’interne de pneumo, très sympa.

OK, j’ai paniqué sur le moment, parce que je gérais seul, pour la première fois, un patient pas stable. OK, j’aurai du demander à l’IAO les constantes de la patiente, et j’aurai dû les reprendre malgré tout, en connaissant l’anémie. Je n’y ai pas pensé, mais vraiment pas.

Mais être IAO ne se résume pas à prendre les constantes et à considérer les externes comme des machines à ECG. Je préfère prendre moi-même les constantes de ma patiente, et laisser madame antécédents-de-« sueures-froides » brancarder.

Nous sommes tous les deux fautifs. Mais moi je suis étudiant.

Keep cool, and see you.

Quel interne serai-je ?

Puisque je suis dans mon lit en train de me réveiller doucement en écoutant de l’électro, et en vagabondant sur e-carabin, autant faire un article. L’idée m’est venue d’e-carabin.

J’ai un premier contact un peu froid et assez cynique, mais quand on me connaît un peu mieux, j’arrive parfois à faire sourire. Être interne, ce n’est « que » dans un an ou deux si je redouble, j’aurai tout le loisir de changer d’ici là, mais j’ai déjà une opinion de ce que je ferai/dirai actuellement.

Je pensais en D2 qu’être un bon externe, c’était un externe « kelly » (du nom d’une super co-externe de rhumato, qui a été, et est toujours mon modèle). C’est le genre d’externe jamais assis, toujours à courir partout, à être le premier motivé, pour faire ça et faire ci, avoir fait tout ce que l’interne avait dit de faire très vite (et très bien). J’en suis un peu sorti, ce type de comportement est, soit, très honorable, mais reste trop cantonné au rôle de base de l’externe.

Personnellement, j’aime quand l’interne/le chef me demande une chose et que je lui dit « déjà fait ». On a la chance d’avoir un service d’urgences où, si on se donne les moyens, l’externe est assez libre de plus ou moins prendre en charge le patient, et de prescrire deux-trois trucs sous couvert d’un chef bien sur. Voilà pourquoi, malgré mon côté chirurgical, je préfère les urgences med. Plus de réflexion sur le patient, plus de libertés dans les examens complémentaires (pour moi en tout cas). Et, franchement, le petit sentiment de fierté quand l’interne dit : « tu lui feras des gaz du sang » et que tu lui dis « je les ai déjà faits, plus qu’à les envoyer ».

J’aime bien quand l’interne me propose de participer à la prise en charge du patient. « tu lui ferais quoi à ce patient ? tu lui donnerais quoi ? », et puis de toutes manières, s’il oublie ou n’y pense pas, je pose de fausses questions type « elle a déjà eu un CLU cette patiente ? Non parce qu’elle a quand même un faciès cushingoïde, des vergetures pourpres et une amyotrophie ? ». Bon, ok, très rarement l’interne me dit « OHHH TROP BONNE IDEE ». Mais parfois j’ai droit à un « ah ouais, j’avais oublié ça ».

Et comme tout externe, je déteste les tours de tensions, les ECG, et partir après 18h01. En relisant, je me dis que je dois vraiment être l’externe chiant « pourquoi on fait ça ? pourquoi pas ça ? l’hypokaliémie ça peut pas être du à ça ou à ia ? elle a déjà eu un iono U ? ».

Bref, tout ça pour dire que quand je serai grand, interne, si mon externe est motivé, j’essaierai de l’impliquer, dans la mesure du possible, dans la prise en charge du patient. OK, on doit tous se dire ça quand on est externe et maltraités, et après on a une tonne de boulot alors ça change.

Évidement, mes externes n’échapperont pas aux ECG/bons/tours de tensions, parce que faut pas déconner quand même, si je me les tape en étant externe, je me les taperai pas en étant interne.

Et puis de toutes manières, je sais que les externes pas motivés ne m’intéresseront pas. Rien n’est plus horipilant que de parler à un mur/tronc d’arbre. De voir l’externe de D2 réviser sur son ECN+ (la collection qui est en train de renverser les inter mémos), au fond de l’aquarium, alors que le chef demande de faire un ECG en urgence à son patient, et que lui ne bronche pas. Ou qu’il te dit « ça y est on peut couper là ?? ça y est ? ça y est ? ». Ces personnes-là, qui ont fait médecine pour je ne sais pas quoi, vraiment, ne valent pas la peine de brasser du vent pour que tout leur tombe tout cuit dans le bec.

En garde, j’avais une petite D2 (ouais je me la pète à mort) qui était à sa deuxième garde, toute mignonne, un peu stressée, à qui j’avais refait un cours rapide sur l’ECG. Bon, la pauvre, j’avais passé toute la garde à l’appeler Sarah alors qu’elle s’appelait Marie, ou vice-versa, je ne sais plus. De même, ma première garde en D3, et donc la première garde d’une D2, Marie elle aussi, j’avais essayé d’être le plus patient et indulgent possible (c’est quelque chose d’assez difficile pour moi), parce que j’ai le souvenir de ma première garde, qui s’était très mal passée pour moi, parce que personne ne m’avait rien expliqué du tout. Si ça pouvait ne pas se reproduire, ce serait cool.

J’aime quand on me dit que j’ai déjà le caractère du chirurgien, ou que je ferais un interne horrible, c’est un personnage que j’aime bien, évidement, mais j’ai toujours aimé enseigner. On ne devient pas pédagogue, je pense qu’on l’est. Et même, dans toutes les facettes de la vie, pour expliquer quelquechose à quelqu’un, il faut le petit plus qui va faire que ton explication sera concrète et intelligible.

Bref, j’en serai pas moins un interne sec et méchant hein. Faut pas vous inquiéter pour ça.

Je vais aller taffer un peu à la BU cet après-midi (ou à la médiathèque), et ce soir je vais à l’avant-première d’Harry Potter, à minuit. HAHAHAHA VOUS ETES DEG, bisous @Fanny3points14 et @Pouscita ! Mais gardez bien en tête que je déteste les vacances, j’ai hâte de recommencer mon stage. J’ai même repris une garde mercredi. Bon OK, c’est avec l’interne qui prend des positions bizarres, je m’en fous, je suis trop content de la revoir !! HAHA.

Bisous à tous, lâchez rien.

Blablabla.

Quelques nouvelles.

J’ai fini mon tour d’endoc, il me reste deux ou trois truc à fignoler rien de bien important. J’ai commencé mon tour de neuro, j’avais déjà pas mal fiché la matière, alors ça devrait aller assez vite. Je me prévois une journée AVC qu’on n’a pas vu en cours de D2… Si si. Ca devrait être fini ce soir.

Je (re)fais des conf d’endoc et de neuro la semaine qui vient, en bossant en parrallèle la cardio (gros morceaux, 6 jours), et l’ORL vite fait (en un jour ça se fait, en insistant sur les cancers qu’on n’a pas vu en cours…).

Les résultats d’hippocrate arrivent dans la semaine… Je ne m’attends à rien, si je l’ai c’est que je l’ai volé. Je me suis encore rendu compte avant hier que j’avais écrit « pyriméthazine » au lieu de « pyrazinamide » dans le ttt de la tuberculose… Bravo Mike.

Je vais devoir réfléchir à ma présentation de stage dans la semaine aussi, un truc à faire sur les adénomes hypophysaire, un patient collait bien avec ça dans le service cette semaine. Je me suis un peu embrouillé avec mon interne, mais paradoxalement ça va vraiment mieux depuis. J’ai limite hâte de retourner en stage.

Mardi j’ai choix des stages, mais je pourrais pas y aller, j’ai rendez-vous à l’ARS avec les médecins remplaçants, et comité de pilotage L2-L3, rien que ça.

Je continue mes mouvements anormaux… Bon dimanche !

Je suis insupportable.

(à prendre avec beaucoup d’ironie et d’humour).

Je suis pas un mec sympa parce :

– pour avoir une place à la BU, je vire les cours « physique chimie » « concours blanc PAES », mais pas « pédiatrie » ou « Pilly »

– je prends deux places à la BU.

– j’arrive en retard en garde.

– et en stage.

– je me cache dans les escaliers de néphro pour échapper aux consultations.

– j’envoie l’externe en pharma ramener le Holter ECG aux explorations fonctionnelles.

– quand mon téléphone sonne à la BU, je décroche et je dis ALLOOO

– quand des gens parlent à la BU, je les envois dehors.

– quand il y a deux entrées aux urgences, j’envoie le D2 prendre « AEG » et je prends « pancréatite aiguë ».

– je vais sur twitter quand je prends la tension avec le dynamap.

– je dis au D2 qui prend le premier tour qu’on a TOUJOUUURS coupé à 3h du mat.

– je fais exprès de demander un scanner cérébral quand je sais qu’il en faut un au patient, et que mon interne l’a déjà fait et ne me l’a pas dit. Pour que la prochaine fois il me le DISE.

– quand on me demande un renseignement au téléphone et que je ne sais pas, et que j’ai pas envie de me levrt, je dis « rappelez plus tard ».

– quand un co-externe a fait un rappel automatique sur un téléphone, j’appelle avec, je raccroche, et s’il me demande si ça a sonné, je parle de problème technique.

– je recopie l’observ de l’interne quand ça me fait réellement chier d’aller voir un patient inintéressant.

– je m’arrange toujours pour être de planning pour me mettre où je veux.

– je rappelle sans cesse à qui veut l’entendre que je veux faire de la CHIR (en stage de géria, d’endoc, de réa…) pour justifier mon incompétence. Je ne le dis surtout pas quand je suis en chir.

– j’achète des pâtes à gâteau toutes faites et je dis que c’est moi qui l’ai fait.

Plannings, plannings.

Après 2g de paracétamol, la mise au point sur ce qu’il me reste de souvenirs d’hier et après avoir viré les intrus de mon appart, je peux enfin y commencer à voir clair !

Le programme du week-end va pas être trop compliqué, il faut que je me fasse un planning des confs qu’il me reste à faire (avec les exams, j’en ai sauté quelques-unes) et que je planifie mon premier tour, tout en sachant que je passe géria gynéco module 1 aux rattrapages +/- les modules du 3e trimestre. Si je pouvais avoir fini le premier tour pour septembre ce serait pas mal. Ca me paraît un peu court mais bon.

Ensuite il faut que range ce dépotoir qui me sert d’appart. Ma pile de cours à ranger, les mille sacs mcdo/sushishop qui s’entassent, et surtout toute la crasse qui y règne… HUUUUUU.

Puis demain, un petit tour sur le diabète que je n’ai pas revu depuis la D2, pour pas passer pour un gland pendant le stage. Je passerai forcément pour un gland, c’est le premier jour, je connais pas les habitudes du service. J’espère que j’aurai un interne sympa.

Enfin, il faut que je mette à jour mon blogroll, j’ai l’honneur d’être dans celui de Gélule, ce serait la moindre des choses que de lui faire un retour… ;)

Mais avant tout : MCDO POST CUITE.

Je vous laisse sur une musique HYPER motivante que j’écoute UN PEU en boucle. Remarquez les mots clés en majuscule.

DISCO DISCO.