Mes amis.

J’ai voulu écrire un article sur mes amis, mes vrais amis, le soir où je les ai retrouvés après une longue séparation prétextée par les révisions. J’avais envie d’écrire tout le bien que je pense d’eux. Tout le bien qu’ils m’apportent et que je ne sais pas leur dire.

C’était la première fois que j’éprouvais une telle sensation. Auparavant, je n’avais pas réellement des amis. Simplement des connaissances. Ne pas s’attacher, une règle. LA règle.

Maintenant je sais. Mes amis, je peux les compter sur les doigts de ma main. Mes amis, ils se reconnaîtront en lisant cet article.

Ce sont paradoxalement les personnes avec qui je parle le moins. En fait, ils n’ont pas besoin que je parle pour me comprendre. Ils savent. Ils voient quand je me fais chier à une soirée, ils voient quand je suis stressé, ils savent quand mon stage me plaît. Surtout, ils savent que je n’aime pas directement dire ce que je ressens. (De toutes manières je ne sais pas le faire. J’écris plus facilement).

Mes amis, ils savent qu’il faut pas trop me demander mes histoires de coeur, de cul. De famille. D’argent. De l’avenir que j’envisage après mon internat. De pourquoi j’ai fait médecine. Ils savent que quand j’ai un problème ou un soucis, je n’ai certainement pas envie d’en parler.

Ils savent qu’il ne faudra surtout pas parler de cet article en face de moi.

Ils me connaissent et savent que si je suis direct, ou que je ne mets pas les formes, ils ne faut pas m’en tenir pas rigueur.

Ils savent que je ne suis pas si superficiel que ça.

Alors merci, L, S, P, A, L, K, Ch, ML, C.