Je ne suis pas pressé d’être interne.

Depuis lundi, je suis en stage dans un service de médecine interne. Tout se passe bien, j’ai 4 patients, mon interne et mes co-externes sont géniaux, la chef est fun, tout ça.

A ma petite visite/tour de tensions ce matin, je retrouve Mme P., 87 ans. Initalement hospitalisée pour une chute sans perte de connaissance, a priori d’origine cardiaque, en cours de bilan. Elle présente, ce matin, un bel hématome en lunette. Rien vu dans le dossier médical, mais bon je me doute qu’elle a chuté. Je m’inquiète un peu, prends les constantes qui sont bonnes, fais un examen clinique complet. Elle est complètement désorientée, « on est à Trifouillis les Oies en 1997 ». Pas de signes de localisation, et une probable fracture des os propres du nez. Sous Lovenox (traitement anti-coagulant) à posologies préventives depuis hier, évidement. L’interne n’est pas encore là, je demande le scanner cérébral en urgence. On est d’accord, jusque là, on a affaire à un syndrome confusionnel aigu, avec la chute comme facteur favorisant.

A 9h, c’est le staff. J’ai eu le temps de prévenir l’interne, et aussi de voir le mot de l’interne de garde dans le dossier infirmier (NORMAL), qui prescrit de l’atarax pour lever ses angoisses, et un scanner cérébral.

Mon interne me demande de lui faire aussi un bladder scan en plus du scanner (pour savoir si elle n’est pas en globe vésical, ça entraîne des syndromes confusionnels). En fait, il y a un seul bladder scan pour 10 unités. Il se trouve dans le service d’à côté, et il faut inscrire son pauvre nom d’externe pour savoir qui l’a pris.

Je reviens en prenant soin du bladder scan tel le saint-graal, et l’interne voudrait que je convainque Mme P pour le scanner cérébral, parce qu’elle a pas l’air de coopérer. Bon. En rentrant dans la chambre, je retrouve Mme P, complètement prostrée dans son lit, anxieuse. Elle est complètement ailleurs, elle refuse le bladder, même pas la peine de lui proposer le scanner, et en plus « on essaie de la tuer », »on est faux » et « on n’existe pas », et puis elle commence à crier et à s’agiter. Et pourtant, j’ai bien passé 1/2h à négocier, rassurer, calmer la patiente.

Je vais voir les infirmières pour savoir si elle a eu l’Atarax (pour qu’elle se calme un peu quoi). Non. Et puis l’interne refuse qu’on la sédate. Je comprends pas trop, je vais voir l’interne qui me dit que j’ai qu’à mieux m’y prendre pour la convaincre, et que si elle refuse le bladder scan, j’ai qu’à appeler un co externe pour qu’il la tienne pendant que je fais l’examen. Mouais.

Pourquoi pas. Ca m’emmerde pour ne pas être vulgaire. Elle refuse les soins, elle est complè-tement affolée, mais non il faudrait l’attacher limite pour son bladder scan.

Le bladder, que j’avais laissé devant la chambre, est introuvable. « Ha oui, ya une fille d’une autre unité qui est venu le prendre ! » me dit-on. (S’il est perdu, c’est mon nom qu’il y a écrit sur la super fiche gardienne du saint-graal, mais bon). Rien à foutre, je vais dans tous les services pour le retrouver. On finit par le retrouver en endocrino, où les externes ont l’air de comprendre l’enjeu, mais pas l’interne, qui me prend pour un débile fini, qui a décidé DE FAIRE SON TOUR de bladder scan AUJOURD’HUI, oui, mon urgence de merde elle attandra, la vessie des diabétiques, c’est bien plus important. Si j’avais été interne, je n’aurais pas eu cet accueil, mais bon, je suis un externe, un type bête qui fait ce qu’on lui dit alors il me parle comme un débile. Ça me gonfle, du coup je lui parle aussi comme un débile. « on a un syndrome confusionnel aigu là, c’est une urgnce hein. Si ça trouve c’est un globe vésical, tu sais ? Hein ? Alors ce serait bien que je l’ai vite mon bladder? Et puis c’est mon nom qui a écrit hein ? Tu saisis là ? ». TRES ETRANGEMENT, il me l’a pas donné.

Je remonte dans mon service, bredouille, énervé, et je note dans le dossier « bladder scan non fait, l’interne de diabéto refuse de nous donner le bladder scan ».

Je demande à l’interne (qui n’a pas encore vu Mme P) si je dois rappeler le scanner. « Si elle veut pas son scanner cérébral, on va pas la forcer ». PARDON ? Alors on peut l’attacher pour le bladder scan, mais si elle saigne dans sa tête, on s’en fout.

3 heures après, mon interne appellera la chef de clinique, qui lui dira sans hésiter de la sédater pour qu’elle ait son scanner aujourd’hui. Le bladder scan sera négatif.

J’ai longtemps discuté avec mon interne. Je ne sais pas si j’ai encore tout saisi. Je ne pense pas bien identifier l’urgence et les limites de l’éthique. Pour moi, il s’agissait d’une urgence. Une petite mamie qui tombe, sous anti-coagulant, et qui a des ecchymoses « en lunette » comme on dit dans les bouquins, et qui se met soudain à délirer, oui, c’est une urgence.

Pour moi, pauvre merde d’externe, une patiente qui dit être mercredi 21 mars 2012 hier et jeudi 1997 hiver aujourd’hui à Trifouillis les Oies, après une chute, c’est une urgence.

Mon interne m’expliquait que si elle avait fait un coma en lui mettant des anxiolytiques, et bien on n’aurait pas pu déterminer l’origine de son coma. Et la famille aurait pu se retourner contre nous.

Jusqu’où peut-on considérer qu’une personne a suffisamment toute sa tête pour décider de ce qui est bon pour elle-même ? Qu’est-ce qui est plus éthique ? Ne pas faire de scanner cérébral conformément à la décision de Mme P? Honteusement la shooter pour la forcer à rentrer dans le scanner, parce que « c’est comme ça qu’il faut faire » ?

Je n’ai pas la réponse à ces questions. Je ne sais pas où est la limite. Je ne serais pas honnête en disant que mon interne avait tort. C’est un autre point de vue. Mais il faut trancher. Mon interne a tranché, et elle a eu raison. Elle a su gardé la tête froide devant une semi-urgence, devant son externe semi-hystérique qui court après les bladders scan. Elle a su argumenter et me convaincre à propos de sa prise en charge. Elle avait déjà tout planifié. Et en se protégeant, puisque c’est la chef qui a décidé de la sédater, et c’est pas mon interne qui a pris la décision. Alors que moi j’aurais voulu aller plus loin. Mais sans rien lui proposer après.

Vraiment, je ne suis pas pressé d’être interne.

Quel interne serai-je ?

Puisque je suis dans mon lit en train de me réveiller doucement en écoutant de l’électro, et en vagabondant sur e-carabin, autant faire un article. L’idée m’est venue d’e-carabin.

J’ai un premier contact un peu froid et assez cynique, mais quand on me connaît un peu mieux, j’arrive parfois à faire sourire. Être interne, ce n’est « que » dans un an ou deux si je redouble, j’aurai tout le loisir de changer d’ici là, mais j’ai déjà une opinion de ce que je ferai/dirai actuellement.

Je pensais en D2 qu’être un bon externe, c’était un externe « kelly » (du nom d’une super co-externe de rhumato, qui a été, et est toujours mon modèle). C’est le genre d’externe jamais assis, toujours à courir partout, à être le premier motivé, pour faire ça et faire ci, avoir fait tout ce que l’interne avait dit de faire très vite (et très bien). J’en suis un peu sorti, ce type de comportement est, soit, très honorable, mais reste trop cantonné au rôle de base de l’externe.

Personnellement, j’aime quand l’interne/le chef me demande une chose et que je lui dit « déjà fait ». On a la chance d’avoir un service d’urgences où, si on se donne les moyens, l’externe est assez libre de plus ou moins prendre en charge le patient, et de prescrire deux-trois trucs sous couvert d’un chef bien sur. Voilà pourquoi, malgré mon côté chirurgical, je préfère les urgences med. Plus de réflexion sur le patient, plus de libertés dans les examens complémentaires (pour moi en tout cas). Et, franchement, le petit sentiment de fierté quand l’interne dit : « tu lui feras des gaz du sang » et que tu lui dis « je les ai déjà faits, plus qu’à les envoyer ».

J’aime bien quand l’interne me propose de participer à la prise en charge du patient. « tu lui ferais quoi à ce patient ? tu lui donnerais quoi ? », et puis de toutes manières, s’il oublie ou n’y pense pas, je pose de fausses questions type « elle a déjà eu un CLU cette patiente ? Non parce qu’elle a quand même un faciès cushingoïde, des vergetures pourpres et une amyotrophie ? ». Bon, ok, très rarement l’interne me dit « OHHH TROP BONNE IDEE ». Mais parfois j’ai droit à un « ah ouais, j’avais oublié ça ».

Et comme tout externe, je déteste les tours de tensions, les ECG, et partir après 18h01. En relisant, je me dis que je dois vraiment être l’externe chiant « pourquoi on fait ça ? pourquoi pas ça ? l’hypokaliémie ça peut pas être du à ça ou à ia ? elle a déjà eu un iono U ? ».

Bref, tout ça pour dire que quand je serai grand, interne, si mon externe est motivé, j’essaierai de l’impliquer, dans la mesure du possible, dans la prise en charge du patient. OK, on doit tous se dire ça quand on est externe et maltraités, et après on a une tonne de boulot alors ça change.

Évidement, mes externes n’échapperont pas aux ECG/bons/tours de tensions, parce que faut pas déconner quand même, si je me les tape en étant externe, je me les taperai pas en étant interne.

Et puis de toutes manières, je sais que les externes pas motivés ne m’intéresseront pas. Rien n’est plus horipilant que de parler à un mur/tronc d’arbre. De voir l’externe de D2 réviser sur son ECN+ (la collection qui est en train de renverser les inter mémos), au fond de l’aquarium, alors que le chef demande de faire un ECG en urgence à son patient, et que lui ne bronche pas. Ou qu’il te dit « ça y est on peut couper là ?? ça y est ? ça y est ? ». Ces personnes-là, qui ont fait médecine pour je ne sais pas quoi, vraiment, ne valent pas la peine de brasser du vent pour que tout leur tombe tout cuit dans le bec.

En garde, j’avais une petite D2 (ouais je me la pète à mort) qui était à sa deuxième garde, toute mignonne, un peu stressée, à qui j’avais refait un cours rapide sur l’ECG. Bon, la pauvre, j’avais passé toute la garde à l’appeler Sarah alors qu’elle s’appelait Marie, ou vice-versa, je ne sais plus. De même, ma première garde en D3, et donc la première garde d’une D2, Marie elle aussi, j’avais essayé d’être le plus patient et indulgent possible (c’est quelque chose d’assez difficile pour moi), parce que j’ai le souvenir de ma première garde, qui s’était très mal passée pour moi, parce que personne ne m’avait rien expliqué du tout. Si ça pouvait ne pas se reproduire, ce serait cool.

J’aime quand on me dit que j’ai déjà le caractère du chirurgien, ou que je ferais un interne horrible, c’est un personnage que j’aime bien, évidement, mais j’ai toujours aimé enseigner. On ne devient pas pédagogue, je pense qu’on l’est. Et même, dans toutes les facettes de la vie, pour expliquer quelquechose à quelqu’un, il faut le petit plus qui va faire que ton explication sera concrète et intelligible.

Bref, j’en serai pas moins un interne sec et méchant hein. Faut pas vous inquiéter pour ça.

Je vais aller taffer un peu à la BU cet après-midi (ou à la médiathèque), et ce soir je vais à l’avant-première d’Harry Potter, à minuit. HAHAHAHA VOUS ETES DEG, bisous @Fanny3points14 et @Pouscita ! Mais gardez bien en tête que je déteste les vacances, j’ai hâte de recommencer mon stage. J’ai même repris une garde mercredi. Bon OK, c’est avec l’interne qui prend des positions bizarres, je m’en fous, je suis trop content de la revoir !! HAHA.

Bisous à tous, lâchez rien.

Premier jour en nutrition.

Avant de commencer je vous propose d’écouter un morceau dédié à tous ceux qui sont aux alentours de Clermont en ce moment. Et que je ne peux pas aller rejoindre, car oui, je dois sauver des vies.

Après un week-end passé à faire des mayonnaises et des marbrés à tour de bras en écoutant de la handz-up music, je me retrouve en hospitalisation traditionnelle d’endocrinologie pour remplacer P. (j’étais en hospit de semaine jusqu’à présent, doigts de pieds en éventail, pas de samedi, tout le monde se barre à midi le vendredi, 5 patients par externe… la belle vie). Dans la partie « nutrition ». Ouais. Ca vends du rêve un peu. Je serais : « externe en nutrition ». Prêt à finir ce stage sur des notes anorexico-obèses.

Donc voilà, j’arrive un peu un retard, je vais aller prendre mes tensions après que ma co m’aie briffé sur le service. J’ai 6 patients, dont 5 lits fléchés nutritions. On est 2 D3 et 2 D4, il y a aussi un élève de 2de qui vient regarder car il veut faire médecine et qui est asiat un peu. Et qui me vouvoie.

J’arrive pour prendre la tension de ma première (grosse) patiente, EBLSE qui plus est. Donc je dois mettre sur-blouse de boucher en plastique dégueulasse et gants.

« bonjour !!! (accent d’infimière). Je viens prendre la tension ! »
« Tu peux me ramener chez moi stp ?? Et je te paie. »
« Bah on va déjà vous soigner hein. »
« Mais JE TE PAYEEEE »
« Vous savez j’ai pas le permis. »
« C’est pas très loin. Et puis je te paie ».
« Oui super, allez, 11/5, à plus tard hein ! »

Je sors. Je ris (oui, c’est moche de rire devant les patients).
2e chambre. Une anorexique en mode nem dans ses draps.

« bonjour !!! (accent d’infimière). Je viens prendre la tension ! »
« … »
« Oh bah dites donc vous dormez toute habillée ! »
« Oui. Ce sont les vêtements de ma mère ». Regard psy.
OK.

Putain ça commence trop bien. Mon tour de tension se finit bien, du moins, normallement. Je vais voir ma nouvelle interne, qui a l’air trop funny, et je lui dit tout guilleret « ouuaiiis salut, je remplace Sarah pour une ou deux semaine ».
« Ah ok super. » Et elle est sympa avec ça !

Bon donc, je lui raconte le coup du je-veux-rentrer-chez-moi-et-je-te-paie, pour connaître un peu l’état antérieur, savoir si elle était déjà un peu confuse ou pas. Visiblement pas autant, mais il y a un antécédent de démence vasculaire. Je l’entends appeler « MADEMOISELLE !! MADEMOISEEEEEELLLLEEEE !!! » donc je vais jeter un coup d’oeil. Qu’est-ce que j’ai pas fait. Je la vois, à poil, tournée sur le côté, de la merde partout sur le lit. « Le caca il est tombé tout seul sur le lit ». Ouais bah ouais. « J’appelle quelqu’un de compétent hein, bougez pas ». OK, confuse donc.

Le moment où le chef de service de nutrition est arrivé (en retard) est aussi. Il nous raconte un peu sa life, genre « je suis en retard parce que j’ai rencontré un kiné en ville qui va bosser avec nous, un peu dans la nut’, il travaille sur les médecines alternatives, la réflexologie… » Et là il regarde le seconde : « et la médecine chinoise ouais ». Et il déblatère tout un topo, hors sujet, sur la médecine chinoise, au pauvre petit lycéen qui savait plus trop où se mettre.

Voilà pour le lol. L’équipe infirmière est vachement moins sympa qu’en HDS, mais ça c’est pas difficile. Pendant que je lisais les dossiers des patients pour rattraper un peu, un infirmier me dit « t’es occupé là ? »
« Bah non, je peux aider si t’as besoin ».
« Tu peux aller prendre la sat à la patiente du 10 ? »
Putain, ok, je suis l’externe-à-constante, j’ai toujours un dynamap et un ecg sur moi. DANS MES POCHES.
Ca va pas se passer comme ça. On me la fait pas à moi. Donc j’y vais, maugréant-rouspetant dans ma barbe. Sat à 86, mais bon, BPCO, sat habituelle à 90-91. Enfin, elle est pas sous O2 quoi. Je vais voir l’infimier : « 86, elle a arraché ses lunettes d’oxygène, je lui remets peut être ? » « ah non, ça sert à rien elle les arrache tout le temps ».

HAHA. Et là, l’interne arrive. HAHAHAHAHAHA. PLAN MACHIAVELIQUE. « euh oui alors euh Mme M elle a 86 de sat et l’infimier il dit que c’est pas la peine de remttre l’oxygène parce qu’elle l’arrache tout le temps, mais je suis pas d’accord avec ça t’en penses quoi ? ». Bien fait.

Bon voilà, sinon je m’amuse bien, mon interne a l’art du détachage de cheveux un peu n’importe où, et de la position bizarre genre j’enjambe à moitié le tabouret et je plie l’autre jambe pour consulter les bios sur le pc tout en me baissant et en téléphonant. Alors je l’aime bien. Et puis aussi elle m’apprend plein de trucs, me pose mille questions « on recherche quoi comme complication de décubitus ? » « comment on fait pour voir si la SNG est en place ? » « tu fais quoi devant une anémie macrocytaire ? », elle est drôle « tu peux arrêter d’écrire sur le téléphone » « reste là toi » en parlant au dinamap. Et en plus, elle écoute ce que je dis. Ce que je dis en parlant de la conduite à tenir ou des traitements des patients. Genre « ah ouais pas con la benzo en IM ! ». C’est trop cool.

Je suis parti tard mais ça valait le coup. J’ai appris trop plein de trucs. Mais j’ai un peu des patients polymerdiques. (Altération de l’état général, anorexie, anorexie, boulimie, anorexie, chute dans un contexte septique et épileptique ??).

J’aime mon stage !

Profitez de la musique. Bisous.

Premier jour en HDJ.

Aujourd’hui, c’était mon premier jour à l’HDJ. En bon élève, je suis arrivé à 8h30 pétante (ce qui équivaut à du 8h45 pour moi). Et j’ai passé 1/2 heure à attendre un médecin dans le bureau.

En fait, dans la salle d’à côté, l’infirmière et l’élève infirmier piquaient et repiquaient des patients. Je suis allé les voir un coup, histoire de me rendre utile, de faire passer le temps.

« ah tiens L’EXTERNE tu peux me passer un tube sec ?
– eeuuuuh
– c’est celui avec un bouchon rouge
– oui, il sont où ?
– ben là dans le meuble »

Ah oui le meuble qui a MILLE PORTES.

« Attends Martine, on est en rupture de stock »
Heureusement, l’élève infirmier est venu à ma rescousse. Moi j’ai couru me recacher dans le bureau des médecins.

Franchement, c’était drôle. Je m’ennuyais pas, j’étais sur twitter. Et j’entendais à côté : « il sait ce qu’il a à faire l’EXTERNE ? ». Oui, je dois faire les ECG de tous les patients, je me suis renseigné, par contre, j’aurais peut être du me renseigner sur l’heure d’arrivée.

Et c’est l’élève infirmier qui vient m’expliquer pour les ECG. Brave bête. Je le remercie, commence à faire les ECG et tout. Le médecin arrive vers 10h30 et me dit de suivre un patient en consultation diét, en entretien. Et après de voir les patients tout seul si j’ai du temps.

Ca c’est un truc que j’aime bien, suivre le patient dans ces exams. Donc je vais à la consult diét, très intéressante, l’entretien infirmier, mouais, et puis finallement, bah j’examine le même patient, parce que je commence à le connaître pas mal avec toutes ces consult.

C’est l’occasion de tester mon super NOUVEAU MONOFILAMENT et de prendre son tour de taille (147cm, presque pas assez de ruban), qui font à présent partie de ma pratique quotidienne d’externe modèle. AHAH.

Et là, il y a l’élève infirmier, intéressé ou surpris, ou plutôt je-cherche-du-pote, qui me demande en quelle année je suis. J’ai le premier contact un peu froid pour ceux qui me connaissent pas.

« T’es en quelle année ?
– D3
– 3e année alors ?
– Non, 5e.
– Ah, t’es bientôt interne alors !!
– Oui.
– Dans un an.
– Oui. (AAAAAAAAAAAAAAAHHHHH PUTAIN).
– Bientôt la fin.
– Bah pas trop, j’aimerai faire de la chir. Bon je te laisse je continue les ECG ».

J’ai parlé du cas au médecin, ça m’entraîne à bien connaître les patients et à présenter un dossier. On le voit en consult, puis on fait la synthèse de tous les patients avec toute l’équipe en début d’après-midi.

Et voilà, fin de la journée. En plus, pas de consultations cet après-midi, j’ai pu rentrer chez moi à 16h, une vraie secrétaire médicale.